16 février 2018

A 9h00, la sirène retentit sur le site de la BU Combustible de Romans- sur-Isère – Retour sur l’exercice de crise national

Jeudi 1er février plus de 350 personnes - du site de la BU Combustible de Romans, de Framatome à la Défense, des autorités de sûreté (ASN et IRSN), de la Préfecture de la Drôme, de la police, du Service du Départemental d’Incendie et Secours de la Drôme, des communes et entreprises riveraines - prennent part à un exercice national de crise. Objectif : tester leurs dispositifs de gestion de situation d’urgence.

  • Des exercices de crise pour quoi faire ?

    S’entraîner lors des exercices de crise permet aux collaborateurs de Framatome et aux autres parties prenantes d’être prêts à intervenir et de s’approprier les dispositifs prévus. Il permet également d’expliquer la bonne conduite à tenir à la population présente dans le périmètre de la zone de protection en cas d’incident. Réactivité, résolution technique et opérationnel de l'incident, gestion d’interfaces multiples sont autant d’éléments qui contribuent à faire de notre entreprise un acteur industriel engagé et responsable.

  • Les exercices de crise sont-ils toujours les mêmes ?

    Il existe plusieurs niveaux d’exercice. Ces derniers sont classés en fonction de leur périmètre :

    • Niveau 1 : Test fonctionnel des moyens techniques prévus et situation d’apprentissage de l’utilisation de ces moyens en mode réflexe ;
    • Niveau 2 : Exercices locaux mettant en œuvre le niveau local, associé si nécessaire aux moyens d’intervention externes qui seraient sollicités en situation accidentelle (exemple : service d’incendie et de secours) ;
    • Niveau 3 : Exercices internes à Framatome, impliquant a minima 2 équipes en interface
    • Niveau 4 : Exercices impliquant les Pouvoirs Publics et Autorités du pays.

    L’organisation des exercices nationaux de crise sur les installations nucléaires répond à une obligation légale et est coordonnée par les autorités. Ils sont organisés conjointement par la préfecture du département, la direction de la sécurité civile, l'autorité de sûreté nucléaire et le site Framatome concerné.

  • Existe-t’il des catégories d’exercices de crise ?

    Oui, des typologies d’exercices de crise ont été pré-déterminées :

    • Dysfonctionnement significatif de type accident industriel dans une installation, sur un site ou sur un chantier (perte de confinement, rejets, incendie, perte de sources d’alimentations, criticité, pollution radiologique et/ou chimique, etc.) ;
    • Événement naturel exceptionnel : séisme, inondation, température extrême, vent violent, tempête ou tornade ;
    • Agression extérieure en provenance de sites industriels voisins ou de transports impliquant des matières dangereuses susceptibles d’affecter les activités ou installations Framatome ;
    • Evénement relatif à la protection physique (attentat, enlèvement, acte de malveillance …) et/ou au contrôle des matières nucléaires susceptible ou non de mettre en cause la sûreté de l’installation ou des populations ;
    • Décès ou accident grave d’une ou plusieurs personnes sur le site ou en cours de trajet suite à un Accident de Travail ou autre (problème médical, suicide, attentat...)
    • Mouvement social interne ou externe de grande ampleur pouvant avoir un impact sur la sûreté ou la sécurité des installations, sites ou chantiers ;
    • Autres événements significatifs pouvant relever de la gestion d’une situation d’urgence :
    • Evénement médiatique majeur ou rumeurs,
    • Risque de blocage d’activité de grande ampleur,
    •  Non qualité produit importante, etc.
  • Comment les scénarios sont-ils élaborés ?

    Les scénarii d’exercice sont généralement imaginés à partir des plans d’urgence des sites.

    « Lorsque nous bâtissons les scenarii, la typologie des accidents propres à chaque site est prise en compte. Les évènements ayant déjà eu lieu sont intégrés ainsi que les retours d’expérience. C’est un processus continu qui nous permet de bâtir une culture de la crise pour être le plus efficace possible » précise Camille Otton, responsable de la gestion de crise au sein de Framatome.

  • Qu'est-ce qu'un plan particulier d’intervention (PPI)?

    Le plan particulier d’intervention (PPI) est un dispositif local défini en France pour protéger les populations, les biens et l’environnement, pour faire face aux risques particuliers liés à l’existence d’une ou de plusieurs installations industrielles. Le terme désigne également le document qui définit le dispositif. Celui-ci définit les moyens de secours mis en œuvre et leurs modalités de gestion en cas d’accident dont les conséquences dépassent l’enceinte de l’installation à risques concernée. Ces modalités couvrent les phases de mise en vigilance, d’alerte et d’intervention mais aussi les exercices de sécurité civile réalisés périodiquement pour une bonne appropriation du dispositif.

    Le plan particulier d’intervention, conçu et rédigé par les pouvoirs publics, constitue un volet du dispositif ORSEC départemental Il est en interface avec les plans d’urgence établis par les industriels à l’origine des risques concernés. Le préfet se base sur le PPI et sur les avis émis par les autorités de sûreté (ASN ou DREAL) pour mettre en place les mesures nécessaires à la protection des populations.