26 juillet 2019

Framatome Romans : entreposage d'un bouteillon dans un emplacement non autorisé

Sur le site Framatome de Romans-sur-Isère, l’installation des combustibles de puissance est dédiée à la fabrication de combustibles uranium pour alimenter les réacteurs de production d’électricité. Dans cette installation, l’atelier pastillage a pour vocation de transformer la poudre d’uranium en pastilles. La rectification, étape qui suit la cuisson ou « frittage », permet d’ajuster, sous eau, le diamètre de ces pastilles.

Mi-juillet, lors d’une opération habituelle de maintenance sur la rectifieuse, de la matière humide destinée à être recyclée puis réintroduite dans le procédé de fabrication, a été récupérée dans un bouteillon adapté. Afin de prévenir les risques de criticité*, les règles générales d’exploitation de l’installation prévoient que ces bouteillons soient entreposés sur des emplacements balisés au sol et dédiés. C’est à la fin de cette intervention que le bouteillon a été entreposé sur un emplacement au sol non prévu à cet effet et réservé à un autre type de matériel. Une ronde de vérification a permis de détecter rapidement cet écart. Immédiatement, le bouteillon a été contrôlé puis déplacé sur le bon entreposage.

Cet évènement, qui n’a eu aucune conséquence sur le personnel ou l’environnement, constitue un écart aux règles générales d’exploitation, relatif à la prévention du risque de criticité. C’est pourquoi, Framatome Romans a proposé à l’Autorité de Sûreté Nucléaire de le classer au niveau 1 de l’échelle internationale des évènements nucléaires (INES**) graduée jusqu’à 7.

* Le risque de criticité est le risque de démarrage d’une réaction nucléaire en chaîne lorsqu’une masse de matière fissile trop importante est rassemblée au même endroit. Afin de prévenir ce risque, les quantités de matière sont limitées dans les installations et entreposées de façon stricte.

** L’échelle INES (International Nuclear Event Scale) comprend 8 niveaux de gravité croissante. Elle est graduée de 0 à 7. En France, plusieurs centaines d’incidents sont classés chaque année au niveau 0 ou 1.