Le parcours de Jean-Loup, contrôleur non destructif : un métier de rigueur et d’exigence, empreint de nouvelles technologies

Jean-Loup a passé sa licence « Contrôles non destructifs, Matériaux et Structures » en alternance avec Framatome. Dès l’obtention de son diplôme, il a proposé sa candidature pour obtenir la qualification CQPM contrôleur sur le site de Saint-Marcel.

Pourquoi avez-vous choisi de vous orienter vers le métier de contrôleur non destructif ? Pourquoi chez Framatome ?

« Je savais, dès le baccalauréat, que je voulais exercer ce métier. J’ai passé un DUT en Génie Industriel et Maintenance, puis une licence en alternance « Contrôles non destructifs, Matériaux et Structures » à l’université de Chalon-sur-Saône. C’est une voie qui permet d’avoir un emploi rapidement après ses études.

Etre embauché chez Framatome en Certificat de Qualification Paritaire de la Métallurgie (CQPM) a été un réel tremplin pour obtenir rapidement les qualifications Cofrend pour les contrôles surfaciques (contrôle visuel, ressuage et magnétoscopie) et volumiques (courants de Foucault).

Lors de ma licence j'ai acquis des connaissances mais je ne disposais pas encore des certifications nécessaires pour travailler sur des pièces dédiées au nucléaire. »

De quelles compétences globales disposez-vous ?

« J’ai obtenu quatre certifications Cofrend qui me permettent de pratiquer le ressuage, la magnétoscopie et les courants de Foucault.

J’ai également obtenu le Camari (certificat d’aptitude à manipuler des appareils de radiologie industrielle utilisant des sources radioactives mais aussi l’accélérateur linéaire).

Dans les années à venir, je souhaiterais être formé à la méthode de contrôle par ultrasons. »

Concernant votre poste de travail : est-il sédentaire ou nécessite-t-il des déplacements ? Travaillez-vous seul ou en équipe ?

« Il s’agit plutôt d’un poste sédentaire qui ne nécessite pas forcément de déplacements. J’interviens sur plusieurs chantiers de l’usine avec différents corps de métiers.

Concernant le travail en équipe, tout dépend des chantiers sur lesquels je suis amené à travailler. Pour certains types de contrôles comme la magnétoscopie, nous intervenons en binôme. Nous aidons également les élèves des CQPM en controles non-destructifs à s’intégrer et à s’entraîner sur différents types de contrôles. »

Comment votre métier s’articule-t-il avec la sécurité et la qualité ?

« La sécurité est une priorité. Le risque est présent et nous devons l'avoir en tête lorsque nous intervenons sur les différents chantiers de l’atelier.

Par ailleurs, la qualité est au cœur de tous les métiers de production. Nous sommes soumis à de nombreuses règles pour lesquelles nous suivons des procédures précises. Ceci nous permet d’attester une conformité.

La traçabilité est également très importante dans notre métier. Nous devons toujours pouvoir justifier une prise de décision.

Nous engageons notre propre responsabilité sur la qualité des pièces que nous expédions à nos clients, il faut en être bien conscient lorsque nous réalisons notre métier au quotidien. »

Que diriez-vous à une jeune recrue qui souhaiterait s’orienter sur le métier de contrôleur non destructif ?

« Pour réaliser ce métier correctement, il faut faire preuve de rigueur, d’exigence et de curiosité. La numérisation peut aussi être un facteur de motivation. Dans les années à venir, ce métier va évoluer et les nouvelles technologies vont y jouer un rôle majeur.

C’est aussi un métier où les compétences sont variées et valorisées et permettent de multiples parcours. »